Histoire d'Ad Vitam...

par Jad Ayache

 

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Au bout de quelques répétitions, il nous est apparu avec évidence que nous avions trouvé un son, et qu’il ne fallait rien toucher…
Je pensais appeler le groupe Ad Vitam Aeternam. C’est Virginie qui a trouvé ça trop long et elle avait raison !

Très vite, nous avons enregistré une maquette sur mon vieux Tascam, avec nos trois premiers morceaux.
A notre grande surprise, nous avons tout de suite récolté des réactions vraiment très positives qui nous ont encouragé à persévérer.

En particulier, Isabelle Feuillebois nous avait gentiment félicité, en rajoutant : « Si je n’habitais pas la Haute-Marne, je serais venue chanter avec vous. »
Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd et je m’en suis toujours rappelé !

Début 1996, Ad Vitam donne son premier concert au Théâtre Clavel.

C’est un lieu magique chargé pour moi de souvenirs extraordinaires avec Xaal. Nous y avions donné un concert mémorable en janvier 1990, après avoir assisté les yeux écarquillés à la première partie, Zukunft. Ce jour là, j’avais fait la connaissance de James Mc Gaw et Philippe Bussonnet, qui ont depuis… etc, etc…

Le souvenir de Xaal était encore tout frais, et le public était au rendez-vous. La salle était pleine et l’histoire ne pouvait pas mieux commencer.

Jad Ayache

Contrairement à ce que je craignais, ce n’est qu’une toute petite partie des gens qui venaient régulièrement voir Xaal qui m’a dit ouvertement que ma nouvelle orientation musicale ne les intéressait plus.
Durant les premières années de l’existence d’Ad Vitam, nous avons encore pu compter sur le soutien de nombreux « anciens » sympathisants lors des concerts parisiens.

Peu de temps après, un événement important s’est produit parallèlement à notre histoire, mais dont les répercussions ne se sont pas avérées anodines.

A l’écoute de la toute première maquette, Christian Vander a demandé à auditionner Christophe Blanc en vue de la tournée de Magma qui se profilait et que Klaus Blasquiz avait décliné.

Une semaine durant, Christophe a répété Köhntarkösz avec le nouveau groupe formé pour l’occasion.
A l’issue de cet essai, Christian Vander a constaté que Christophe n’était pas suffisamment solide rythmiquement.

Je pense qu’il avait d’énormes facilités innées et qu’il a abordé ces répétitions avec la même aisance qui lui a permis de servir à merveille Ad Vitam. Mais la musique de Magma, et ce morceau en particulier, requiert une toute autre exigence envers soi-même.

Toujours est-il que suite à cette immersion dans l’univers de la Zeuhl, une fêlure s’est produite chez Christophe, et qu’elle ne s’est pas réduite avec le temps. Depuis son départ d’Ad Vitam, je ne l’ai malheureusement plus jamais revu à un concert de Magma… ni de qui que ce soit d’autre…

 

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