Mais pour l’heure tout semble aller pour le mieux. Magma poursuit ses recherches et finit par jeter son dévolu sur un chanteur recommandé par Klaus que je suis invité à venir écouter au studio Seventh.
Je fais donc la connaissance de Bertrand Cardiet.

Bertrand Cardiet |
Après la répétition, je soumets à l’avis général un nouvel enregistrement d’Ad Vitam que nous venons de réaliser en studio, avec quelques nouveaux morceaux, dont « Vents et Marées ».
La soirée se passant bien, nous décidons de la prolonger au Sunset, conformément à l’usage alors en vigueur.
Après quelques bières, et à mon agréable surprise, Bertrand Cardiet, que je connais depuis quelques heures, me confie qu’il a été séduit par la musique que j’ai présenté, mais qu’il nous manque un élément essentiel : une contrebasse.
Et, par un hasard providentiel, Bertrand joue de la contrebasse !
Dès la répétition suivante, il fait partie d’Ad Vitam.

Bertrand Cardiet |
Avec le recul, il reste que la contribution de Bertrand Cardiet à l’histoire d’Ad Vitam m’a donné de grandes satisfactions et de petites contrariétés.
Il ne fallait pas être titulaire d’un doctorat en psychologie pour comprendre que l’arrivée du chanteur qui lui a été préféré dans Magma ne remplirait pas Christophe Blanc d’allégresse.
Il faut reconnaître que l’ambiance au sein du groupe n’a plus jamais été tout à fait la même.
Toutefois, j’ai passé de très bons moments avec Bertrand, un gars vraiment sympathique qui m’a fait profiter de sa grande connaissance musicale. Il avait raison sur l’apport de la contrebasse. Bien plus tard, sur le second album, j’ai fait appel à un autre contrebassiste de très grand talent, James Mac Gaw… et j’espère pouvoir le refaire à l’avenir !
Ad Vitam passe tout doucement les caps au fil des concerts, et se retrouve un beau jour face à celui de l’enregistrement d’un premier album.
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