Histoire d'Ad Vitam...
par Jad Ayache
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Nous donnons un très bon concert à « la Balle au Bond ». Le public commence à suivre et à bien réagir aux différents climats du répertoire. La formation nous permet d’aller du recueillement total au défoulement le plus débridé.
Malheureusement, ce sera le dernier concert avec Bertrand Cardiet. Nous avons continué à quatre, travaillé de nouveaux morceaux et donné quelques bons concerts à Paris et en province, dont une apparition à un festival dans le Bourbonnais, à la même affiche que mes amis d’ Ascent, le groupe acoustique de Jean-François Déat. Pour utiliser un lieu commun, je dirais que le ressort était cassé. Malgré tous les efforts que nous avions fourni depuis le début d’Ad Vitam, la sortie de l’album n’a pas fait l’effet d’une bombe ni amélioré notre quotidien. Nous avons pu continuer à nous promener librement dans la rue sans lunettes de soleil, exactement comme avant. Si je ne m’étais guère attendu à autre chose, je sentais bien que Christophe et Virginie étaient très déçus. Musicalement, nous étions partis de presque rien et avions progressé ensemble. Je n’avais jamais joué de piano de ma vie, Christophe et Virginie chantaient essentiellement sous la douche… passé l’apprentissage, il fallait évoluer. Virginie s’était mise à prendre des cours de chant depuis peu. Elle qui possédait un des timbres les plus émouvants qu’il m’ait été donné d’entendre, arrivait en répétition et mettait en pratique ce qu’elle avait appris la veille…parfois au détriment des nuances que nous avions mis des années à acquérir. A la première tension, nous avons décidé d’honorer les engagements qui nous restaient et de nous séparer. Comme je disais, je n’ai malheureusement jamais revu Christophe Blanc.
Maquettes et extraits de concerts : Ca et là (J. Ayache) 7/99 (Virginie, Christophe, Jad, Jean Philippe Porta) (Mp3, 10 Mo) |
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