Histoire d'Ad Vitam...

par Jad Ayache

 

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Je me tourne vers un ami proche du groupe à des titres divers : Alex Ferrand.

Connu comme multi-instrumentiste et chanteur dans plusieurs formations de Christian Vander, dont Offering et Les Voix de Magma, saxophoniste et guitariste talentueux, on sait moins d’Alex que la prise de son est sa deuxième passion. Incollable sur le choix du micro idéal, le « drop » entre deux quarts de temps et les diverses techniques de studio, il a joué sur le premier album d’Ad Vitam un rôle aux frontières de l’ingénieur du son et du directeur artistique, sans parler de son magnifique chorus de soprane sur « Ca et là ».

Nous avons fait les prises dans une immense pièce en bois dont l’acoustique nous avait été vantée par Alex. Cet endroit se trouvait dans une sorte de ferme aménagée en club, au fin fond de l’Ile de France, vers Nogent sur Seine... au milieu des champs…

Jad Ayache

Le piano et les voix sonnaient en effet magnifiquement bien. Malheureusement, nous avons passé plus des trois quarts du temps à travailler sur le son de la contrebasse. Bertrand possédait alors une basse d’étude avec laquelle il était impossible de faire des miracles.

Suite au mal que nous avons eu lors de la prise de son, il a acquis juste après l’enregistrement un nouvel instrument qui sonne, lui, merveilleusement. Un peu trop tard pour le disque.
Cette petite déconvenue m’a fait apprendre pour la suite qu’il est crucial d’avoir conscience des priorités tant le temps de studio est compté et précieux. Et pourtant, on m’avait prévenu !

Nous avons donc laissé passer quelques erreurs de justesse, certaines prises qui auraient pu être plus folles, beaucoup de choses auxquelles nous aurions dû consacrer plus de temps et qui laissent à cet album un léger goût d’inachevé.

Néanmoins, il reste pour moi le témoignage d’une époque magique.

Jad Ayache et Virginie Coutin

 

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